Manifestation scientifique

L’organisation spéciale (OS) : constitution, évolution et statut dans l’histoire algérienne contemporaine.
L’organisation spéciale (OS) : constitution, évolution et statut dans l’histoire algérienne contemporaine.
Type
Journée(s) d'étude(s)
date
22/11/2018
heure
09:00
lieu
CRASC
Division socio-anthropologie de l'histoire et de la mémoire
Thématique :
Histoire et rapport à la mémoire nationale
Mots-clés :
Algérie histoire mémoire récit
Résumé
01- Lecture et approche de l'histoire de l'Organisation Spéciale 1947-1954
Bouchikhi Cheikh
Université d'Oran 1 / Centre de Recherche en Anthropologie Sociale et Culturelle (CRASC)
Résumé
Le plus grand défi auquel fait face tout mouvement révolutionnaire est de concilier l’impératif du secret et la nécessité du déploiement simultané. À travers cette intervention, je tente de répondre à certaines questions que je juge cruciales pour appréhender les circonstances et les réalisations du mouvement national entre 1947 et 1954. Néanmoins, je débuterai cette communication par les remarques suivantes :

a) La dualité dans la dénomination du parti (Parti du Peuple Algérien / Mouvement pour le Triomphe des Libertés Démocratiques).

b) Les intenses tractations qui ont entouré la décision de créer l'Organisation Spéciale (OS).

c) La question de la dissolution de l'Organisation Spéciale et sa crédibilité historique.

Q1 : En ce qui concerne les réponses que je tenterai d'apporter, nous estimons que nous sommes face à une réalisation majeure. Pour formuler ce jugement, nous nous appuyons sur des indices matériels avant les témoignages, en plus du peu de documents parvenus jusqu'à nous. Nous pensons en effet que l'exploitation des témoignages à travers les mémoires ou les entretiens nécessite une actualisation et une confrontation minutieuses.

Q2 : Le rôle de l'Organisation Spéciale est indéniable dans les événements du 1er Novembre ; mais l'Organisation Spéciale était-elle seule ?

Q3 : Que pouvons-nous confirmer avec certitude concernant l'attaque de la poste d'Oran ?

Q4 : La relation dialectique et organique entre la création de l'OS en 1947 et le déclenchement de la guerre de libération en 1954 est une évidence. Cependant, il est de notre devoir de nous interroger sur les raisons des changements de direction à la tête de l'organisation, ainsi que sur le rôle individuel de ces dirigeants dans le déclenchement de la guerre de libération nationale en Algérie.

02- L'Organisation Spéciale et les prémices de la lutte armée
Nayer Mokhtar
Université d'Oran 1
Résumé
L'Organisation Spéciale (OS) est considérée comme le résultat le plus saillant du Parti du Peuple Algérien (PPA) à l’issue de son premier congrès du 15 février 1947. Ce congrès avait vu émerger un clivage aigu entre les partisans de l'action révolutionnaire — qui considéraient comme stérile toute participation aux élections législatives et municipales — et les tenants de l'action légaliste, partisans d'une participation aux scrutins issus de la loi du 20 septembre 1947. Les militants et dirigeants de l'époque se sont alors convaincus de la nécessité de créer une structure politique distincte pour faire face aux manœuvres politico-administratives de la France. Ainsi, un consensus s'est dégagé pour fonder l'OS afin de préparer l'insurrection armée, perçue comme le noyau fondamental de la future lutte armée, devenue incontournable face à l'impasse flagrante de l'action politique légale.
L'OS fut donc créée en tant qu'organisation paramilitaire. Sa mission principale consistait en l'acquisition d'armes, la formation des militants et l'éveil de leur conscience quant à la nécessité du recours aux armes. De ce fait, l'OS a constitué le bras armé du PPA-MTLD, une structure dont bénéficiera plus tard le Front de Libération Nationale (FLN) lors du déclenchement de la glorieuse Révolution algérienne.

03- Le Comité de Secours aux Victimes de la Répression (CSVR) et son rôle dans la prise en charge des membres de l'Organisation Spéciale
Djilali Houria
Centre de Recherche en Anthropologie Sociale et Culturelle (CRASC)
Résumé
Dans ce travail, nous tentons de mettre en lumière le Comité de Secours aux Victimes de la Répression (CSVR), fondé par la direction du Mouvement pour le Triomphe des Libertés Démocratiques (MTLD) dès 1948. Ce comité avait pour but de défendre les victimes, les détenus et les prisonniers, en particulier ceux qui appartenaient à l'Organisation Spéciale (OS). Cette action se traduisait par des aides multiformes : organisation de leur défense juridique, activation de la solidarité populaire, soutien aux familles des victimes et médiatisation des souffrances des détenus auprès de l'opinion publique via la presse et les communiqués. Le comité était dirigé par des éléments actifs issus d'organisations, de clubs culturels et sportifs, d'écoles et des Scouts Musulmans Algériens (SMA), et a également collaboré avec des magistrats français.

04- L'Organisation Spéciale : Organisation et structuration (1947-1950)
Messaad Mohamed Ali et Chihi Fouad
Université Mohamed Boudiaf - M'Sila
Résumé
La recherche historique exige rigueur et objectivité dans tous ses domaines, plus particulièrement dans la recherche en histoire militaire. Celle-ci représente le terrain réel de la confrontation entre les forces nationales insurgées et le pouvoir colonial, mettant en exergue l'expérience et l'efficacité de chaque camp sur le terrain — comme en témoignent les tentatives militaires des militants algériens avant le déclenchement de la Révolution.
La majorité des historiens s'accordent à dire que les événements du 8 mai 1945 ont grandement contribué à cristalliser l'idée de la lutte au sein de la population en général et chez les militants en particulier. Ils ont constitué la base du déclenchement de la révolution en provoquant une rupture définitive entre les autorités coloniales et les partis politiques, en premier lieu desquels le PPA, le plus populaire.
Malgré les tentatives des autorités coloniales d'apaiser la situation par des réformes (loi d'amnistie générale de 1946, Statut de l'Algérie de 1947), les militants avaient perdu toute confiance envers la lutte politique, les directions des partis et le colonisateur. C'est au cœur des tensions et des débats internes au courant indépendantiste qu'il fut décidé de fonder une organisation militaire pour le parti, visant à préparer la révolution armée : l'Organisation Spéciale. Dans cette intervention, nous aborderons les points suivants :

La fondation de l'Organisation Spéciale.

Le règlement intérieur de l'Organisation Spéciale.

La structure organisationnelle de l'Organisation Spéciale.

05- Le Congrès de Zeddine (1948) et son impact sur le parcours de l'Organisation Spéciale
Makhlouf Djamel
Université Hassiba Benbouali - Chlef
Résumé
Après la fondation de l'Organisation Spéciale en février 1947, celle-ci est devenue la branche militaire secrète du MTLD, endossant la responsabilité de préparer la lutte armée comme unique solution pour arracher l'indépendance. Cette conviction était partagée par les responsables de cette structure, issus d'une jeunesse révolutionnaire et enthousiaste. La concrétisation de cette démarche a nécessité la tenue de réunions entre dirigeants et membres de l'OS, dont le Congrès de Zeddine, organisé à la fin du mois de décembre 1948 dans la ferme d'un militant du parti dans la région de Zeddine (près d'Aïn Defla). Ce congrès constitue un jalon historique majeur dans le parcours de l'OS, car il a permis de définir une nouvelle stratégie révolutionnaire visant à éviter les erreurs passées et à surmonter les crises.

06- De l'Organisation Spéciale au Comité Révolutionnaire d'Unité et d'Action (CRUA)
Madani Hocine
Université d'Oran 1
Résumé
Traiter de l'Organisation Spéciale est une lourde tâche pour tout chercheur, tant ce mouvement a joué un rôle crucial dans l'histoire du mouvement national en général et du courant indépendantiste en particulier. Cette organisation était composée d'hommes qui ont largement contribué à briser la léthargie et le conformisme qui marquaient l'action politique nationale durant un demi-siècle (1900-1954). Qu'est-ce que cette organisation ? Quelles furent les raisons de sa création ? Quelle était sa structure ? Et quelle fut son activité dans le secteur oranais (Tlemcen et Oran comme modèles) jusqu'au déclenchement de la révolution du 1er Novembre 1954 ?

07- Le témoignage du chef de l'Organisation Spéciale, Hocine Aït Ahmed, sur l'opération de la poste d'Oran
Aït Habbouche Hamid
Université d'Oran 1
Résumé
Cette communication s'intéresse au témoignage vivant du moudjahid Hocine Aït Ahmed, l'un des acteurs clés de l'opération de la poste d'Oran survenue le 5 avril 1949. Bien qu'il nous ait quittés, il a consigné ses mémoires qui retracent une partie de son parcours militant de 1942 à 1952. Il a consacré environ 13 pages à cette opération révolutionnaire, la décrivant avec minutie, de la phase de préparation jusqu'à son dénouement, tout en mentionnant les héros qui y ont pris part, ses motivations, son contexte, ses péripéties et ses retombées.
Les mémoires d'Hocine Aït Ahmed, intitulées « Mémoires d'un combattant (1942-1952) : l'esprit d'indépendance », ont été traduites en arabe par Saïd Djaafar. L'ouvrage compte 252 pages réparties en 9 chapitres en plus d'une introduction. À travers cette recherche, nous tenterons d'analyser et de critiquer la nature et le contenu de ces mémoires, en nous focalisant sur l'attaque de la poste d'Oran.

08- L'Organisation Spéciale à travers l'ouvrage : « Mémoires d'un militant de l'OS »
Seddiki Belhadj
Université d'Oran 1
Résumé
L'ouvrage a été publié en langue française sous le titre « Mémoire d’un militant de l’OS » par son auteur Ramdane Essalah.

Ce livre est considéré comme une source historique majeure, car il renferme des informations fondamentales pour mieux connaître l'Organisation Spéciale (ou Organisation Secrète, comme il la nomme).

On peut qualifier cet ouvrage d'autobiographie de son auteur, qui a milité dans les rangs de l'OS, mais c'est également une source historique relatant une période charnière de la lutte du peuple algérien et de sa classe militante pour l'indépendance nationale.

L'auteur fait partie des acteurs de cette époque, à savoir la phase de création et de structuration de l'OS entre la fin de l'année 1947 et les mois de mars-avril 1950.

Tout en rappelant certaines étapes traversées par le mouvement national algérien, l'auteur met l'accent sur une série de détails importants liés à la création de l'OS, en articulant son propos autour des points suivants :

Il évoque l'Étoile Nord-Africaine (ENA), puis le PPA, et enfin le MTLD, liant l'activité de ces partis et leur évolution politique à la décision finale de créer l'OS.

Il aborde le profil des premiers dirigeants et les missions dévolues à chacun au sein de l'organisation.

La politique répressive de la France à l'égard de l'OS après son démantèlement (sa découverte).

Il démontre comment l'OS a formé les cadres et mis en place les structures qui allaient être à l'origine du déclenchement de la révolution du 1er Novembre 1954.

L'auteur souligne que cette organisation semblait condamnée à l'oubli, n'ayant pas bénéficié d'une couverture médiatique ni d'une place de choix dans les manuels scolaires d'histoire algériens, où elle n'est évoquée que comme un événement mineur ou passager, sans que l'on sache vraiment pourquoi.

Fort heureusement, l'historien Mahfoud Kaddache a traité de cette organisation de manière exhaustive dans son ouvrage en deux volumes intitulé « Histoire du nationalisme algérien ».

09- La résistance marginale : Lecture et analyse
Madjdoub Karima
Université d'Oran 1
Résumé
Il ne fait aucun doute que l'attachement de la société algérienne aux valeurs d'indépendance et de liberté l'a poussée à pérenniser une politique de « refus », de défi, de résilience et de confrontation tout au long de la période coloniale. Preuve en est la continuité de la résistance ouverte, incarnée par les insurrections populaires, alternant avec une « résistance marginale » entre le XIXe et le XXe siècle. C'est à travers ce prisme que l'on peut comprendre et expliquer le phénomène d'« effervescence populaire » opposé par la société algérienne au système colonial. Cette situation a placé l'administration coloniale dans une position très délicate, l'alertant sur le danger de « l'insoumission de l'Algérie » et révélant son incapacité à prendre les mesures nécessaires pour endiguer cette agitation et apaiser les Algériens.

De nombreux rapports officiels témoignent de cet échec à encadrer et contrôler la société algérienne, bien qu'elle fût soumise à un arsenal législatif d'exception et encadrée par un appareil répressif arbitraire et féroce, prévoyant des sanctions dissuasives pour diverses infractions, délits et crimes... le tout codifié par des classifications s'appliquant exclusivement aux Algériens (Code de l'Indigénat de 1881).

Le thème de la résistance marginale s'avère crucial car il constitue le chaînon manquant pour comprendre les dynamiques profondes de la société algérienne sous la colonisation française, et pour évaluer l'importance des réactions populaires face au processus de peuplement colonial à la fin du XIXe et au début du XXe siècle.

Qualifiée de « marginale » en raison de son caractère clandestin et non structuré, cette résistance était décrite comme « spontanée » et « sporadique ». Elle a pourtant fourni des modèles puissants de confrontation face aux réalités imposées par la colonisation. À cette époque, le phénomène de rébellion et d'insoumission s'est généralisé et intensifié dans des « points chauds », via des méthodes et des moyens inhabituels : à l'instar du phénomène de banditisme ou du « banditisme d'honneur » (les grandes routes). Les faits liés à ces pratiques sont révélés par les dossiers des archives coloniales (notamment l'Outre-mer), montrant une intensification notable de ces actions dans les zones frontalières et rurales. L'analyse la plus simple de cette résistance marginale montre qu'elle n'était pas uniquement individuelle (comme certains le pensent), mais qu'elle prenait la forme d'actions collectives (attaques à main armée, escarmouches, incendies, etc.).

L'étude objective des statistiques issues des archives démontre pleinement l'importance de ce type de résistance en tant que manifestation de violence et de chaos, générée par l'accumulation des privations imposées de force à la société. Durant les périodes de crise, on voyait souvent émerger des « éléments marginaux » qui, rejetant l'ordre établi, s'engageaient dans une « résistance ouverte » contre le colonisateur et ses auxiliaires. Ces éléments ne trouvaient leur liberté ou leur salut que dans l'atmosphère de terreur qu'ils s'efforçaient d'instaurer.

Malgré cela, il serait erroné de considérer cette résistance comme « aveugle », ainsi que la qualifient les sources coloniales. Il convient plutôt d'expliquer ses caractéristiques et ses spécificités à partir des réalités mêmes de la société algérienne (par exemple, l'affiliation à un référentiel comme la Zaouïa ou la tribu).

Quelques exemples :

Slimane Benzian : Hors-la-loi dont l'activité s'est étendue de 1881 à 1891 ; il était lié à la Zaouïa de Bouamama.

Bouchetla (de son vrai nom Ahmed Ould El Tayeb) : Actif de 1900 à 1903 ; affilié à la tribu des Ouled Nhar.

Un groupe de la tribu des Flittas (1890-1894) : Qui puisait ses fondements spirituels et matériels dans les zaouïas locales (Coupole de Sidi Benouda, Sidi Lazreg, Sidi Yahia...).

Quelques conclusions : Il ressort de notre étude des documents que :

Il existe une forme de dynamisme, de continuité et de complémentarité entre la résistance populaire et la résistance marginale.

Les dossiers individuels révèlent le parcours de ces hors-la-loi, ainsi que leurs méthodes pour harceler et provoquer le colonisateur : incendies de récoltes, agressions contre les colons, les agents de l'autorité et les militaires, vols ou pillages. Autant d'actes de rébellion contre les dispositions du Code de l'Indigénat de 1881.

La problématique qui subsiste de nos jours : Ceux qualifiés de « bandits de grands chemins, vagabonds, criminels, etc. », c'est-à-dire les hors-la-loi : étaient-ils les insurgés d'hier, artisans de la Révolution de Novembre ?

Slimane Benzian (des Ouled Ziad, plaines du Chlef - 1881-1891) : Connu pour son allégeance à la coupole des Ouled Sidi Cheikh et son soutien au djihad du Cheikh Bouamama. Sa réputation grandit après le meurtre de l'officier français Weinbrenner à Aïn Sefra en 1881 et l'exécution du Caïd Bousmaha. Condamné à mort et exécuté, ses compagnons d'armes furent déportés vers l'île de Corse.

Mostapha Ben Baki (des environs de Témouchent) : Appartenant à la tribu des Ouled Nhar, daïra de Sebdou. Son activité s'est étalée à partir de 1881 par des attaques contre les diligences et transports publics français (frontière algéro-marocaine).

Boualam Bayazid (des régions de Saïda et d'Aïn Sefra - actif jusqu'en 1895) : Originaire des Ouled Sidi Cheikh El Gharaba. Condamné à mort, il a été exécuté le 11 novembre 1881 à la caserne d'El Djedida à Oran.

Conclusion générale :
Nous estimons que le mouvement national, avec ce qu'il comporte comme résistances ouvertes ou marginales, n'est l'apanage d'aucune région d'Algérie par rapport à une autre, ni d'un leadership par rapport à un autre. Nous pensons également qu'il n'est pas le fruit du hasard, mais le résultat d'une longue interaction historique qui a mûri grâce à la continuité et à l'alternance des mouvements de résilience et de confrontation à travers différents types de résistances, en dépit de leurs échecs intermittents.
Argumentaire
La période de résistance armée contre l'occupation française en Algérie — initiée dès juin 1830 par l'armée de l'Algérie ottomane et s'étant poursuivie à travers toutes les formes de résistances organisées et populaires pendant au moins soixante-dix ans avec une intensité et une férocité variables — a débouché, à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, sur une situation générale aux conséquences désastreuses pour l'ensemble de la société. Cela s'est traduit par un déclin démographique considérable, une chute du niveau de vie et un sous-développement généralisé des Algériens. L'armée et l'État colonial français ont ainsi réussi à asseoir un contrôle quasi-total, à l'exception de quelques tentatives isolées menées ici et là par certains résistants, relevant de ce qui sera qualifié de « résistance marginale ».

Après cette phase féroce de notre histoire, le pays connaîtra des conditions tout aussi implacables, à l'instar — pour ne citer qu'elles — des Première et Seconde Guerres mondiales. Néanmoins, nous exceptionnerons la période de l'entre-deux-guerres (1919-1939), durant laquelle l'Algérie traversera une phase riche et dense sur le plan de la conjoncture générale, portée notamment par certaines élites aux référentiels divers, qui allaient impulser l'avenir de l'Algérie.

Le fruit le plus important du courant indépendantiste demeure ce qui fut décidé lors du congrès du Parti du Peuple Algérien - Mouvement pour le Triomphe des Libertés Démocratiques (PPA-MTLD) en février 1947, à savoir la décision de fonder l'Organisation Spéciale (OS). Selon mes convictions scientifiques, cette Organisation Spéciale constitue le noyau de la renaissance de l'armée algérienne.

Bien que l'Organisation Spéciale fût une structure paramilitaire, limitée par le manque de moyens matériels et d'éléments humains qualifiés, elle a su s'imposer comme le moteur opérationnel de l'histoire contemporaine de l'Algérie. Elle a existé, a perduré et a été à l'origine de nombreux événements majeurs ; pourtant, nous estimons qu'elle n'a pas fait l'objet d'un éclairage scientifique suffisant.

Dès lors, les principales interrogations autour de cette organisation sont les suivantes :

1- Quelles sont les causes et les circonstances de la création de l'Organisation Spéciale ?

2- Quelles étaient les caractéristiques des premiers dirigeants de l'Organisation Spéciale ?

3- Quelles sont les réalisations majeures de l'Organisation Spéciale entre 1945 et 1954 ?

4- Quels ont été l'importance et le rôle de l'Organisation Spéciale dans le déclenchement de la guerre de libération nationale en 1954 ?

5- Quelles sont les origines sociales et politiques des éléments fondamentaux de l'Organisation Spéciale ?
Participants
Chikh BOUCHIKHI
Chikh BOUCHIKHI
intervenant
Mokhtar NAYER
Mokhtar NAYER
intervenant
Houria DJILALI
intervenant
Mohamed Ali MESAAD
Mohamed Ali MESAAD
intervenant
Fouad CHIHI
Fouad CHIHI
intervenant
Djamel MAKHLOUF
Djamel MAKHLOUF
intervenant
Belhadj SEDDIKI
Belhadj SEDDIKI
intervenant
Hocine MADANI
Hocine MADANI
intervenant
Karima MEDJDOUB
Karima MEDJDOUB
intervenant
Hamid AIT HABBOUCHE
Hamid AIT HABBOUCHE
intervenant
Hamid AIT HABBOUCHE
Hamid AIT HABBOUCHE
moderateur
Photos
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